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les opérations de restauration complète d'immeubles
situés en secteur sauvegardé (article L313.1
à L 313.3 du code de l'urbanisme) ou dans une zone
de protection du patrimoine et paysager (ZPPAUP - article
70 de la loi 83.8 du 7 janvier 1983), peuvent être
assorties d'un régime fiscal attractif.
Les propriétaires bailleurs imputent ainsi sans limitation
sur le revenu global le déficit provenant de l'ensemble
des charges généralement déductibles
du seul revenu foncier, à l'exception des intérêts
d'emprunt (article 31 du Code Général des Impôts).
Ce régime
très attractif est réservé à
une clientèle fortement imposée (tranche maximum)
souhaitant réaliser d’importantes économies
d’impôt tout en se constituant un patrimoine
immobilier de premier ordre au travers d’immeubles
d’exception.
Initiative de l’opération
Les copropriétaires seront réunis au sein
d’une association foncière urbaine libre (AFU).
Celle-ci doit être à l’initiative de
l’opération de restauration, en particulier
pour effectuer les démarches administratives, faire
procéder à des études architecturales
et surveiller les travaux.
Néanmoins, rien ne s’oppose à ce que
les copropriétaires confient par mandat ces différentes
tâches à un ou plusieurs maîtres d’œuvre
professionnels rémunérés en tant que
tels.
Deux arrêts récents du Conseil d’Etat
précisent que le fait que le programme de restauration
ait été préparé par une société
(descriptifs des travaux, plans, etc.) préalablement
à l’autorisation spéciale de travaux,
ne fait pas obstacle à l’application du dispositif,
dès lors que les copropriétaires sont à
l’origine de la demande d’autorisation de travaux
et ont assuré le suivi de ceux-ci.
Les charges déductibles
Certaines
dépenses de démolition, de reconstitution
et de transformation en logements des opérations
de restauration immobilière (loi Malraux du 4 août
1962) sont déductibles du revenu brut foncier du
bailleur.
Il s'agit :
- des travaux de démolition imposés par
l'autorité publique et prévus par le plan
de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV, en secteur sauvegardé)
ou par la déclaration d'utilité publique
(DUP) de restauration (en ZPPAUP) ;
- des travaux de reconstitution de toiture ou de murs
extérieurs d'immeubles existants, prévus
par le même PSMV ou la DUP, selon le cas, et rendus
nécessaires par ces démolitions ;
- des travaux de transformation en logements de tout ou
partie d'un immeuble dans le volume bâti existant
si la conservation de celui-ci est conforme au PSMV ou
à la DUP ;
- le cas échéant, des frais d'adhésion
à une association foncière urbaine de restauration
(AFU).
Pour
le calcul du résultat foncier, les charges à
prendre en considération sont les suivantes :
- Les dépenses de réparation et d’entretien
- Les dépenses d’amélioration
- Les travaux de démolition
- Les travaux de reconstruction de toiture et de murs
extérieurs
- Les travaux de transformation en logement sur le volume
bâti existant
- Les frais de gestion
- Les impôts (taxe foncière)
- Les intérêts d’emprunt
- La déduction forfaitaire de 14 %
Pour la prise en compte fiscale des charges, on retiendra
que c’est l’année de décaissement
qui doit être retenue. Ainsi, les sommes versées
sur le compte de l’association syndicale des copropriétaires
sont déductibles alors même que celle-ci ne
réglerait les travaux aux entreprises qu’au
cours des années suivantes.
Un éventuel déficit est intégralement
reportable sur le revenu global alors que dans les conditions
de droit commun le report du déficit sur le revenu
global est limité à 10 671 €. Néanmoins,
on notera que la fraction du déficit qui trouve son
origine dans les intérêts d’emprunt n’est
pas reportable sur le revenu global mais sur les seuls revenus
fonciers des 10 années suivantes.
Certaines conditions sont à respecter :
- le propriétaire s'engage à louer l'habitation
non meublée, à titre de résidence
principale, pour une durée minimum de 6 ans. La
location doit être effective dans les 12 mois qui
suivent l'achèvement des travaux de restauration
;
- il doit s'agir d'une opération de restauration
complète d'un immeuble bâti, dans un secteur
sauvegardé ou une zone de protection du patrimoine
architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) ;
- les travaux peuvent être réalisés
indifféremment, à l'initiative d'un ou plusieurs
propriétaires, d'une collectivité publique
ou d'un organisme délégué (SEM, PACT
ARIM...).

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