| Le
rêve de la plupart des Français : devenir
propriétaire de son « chez-soi »,
une maison avec jardin où s’ébattent
enfants et labrador… Loin d’être
un cliché, c’est le souhait le plus commun
que de plus en plus de foyers réalisent actuellement.
Malgré l'augmentation des prix, acheter sa
résidence principale demeure, sur le long terme,
beaucoup plus rentable que la location, permettant
en outre de garantir un capital à ses proches
en cas de décès ou d'invalidité,
et d'anticiper la baisse des revenus au moment de
la retraite.
Ce
qu’il faut retenir :
| Les raisons d’acheter
: |
Les raisons de louer
: |
•
Se constituer un patrimoine au lieu de verser
des loyers à fond perdu
•
Des loyers élevés
ayant tendance à augmenter
•
Des prêts aidés (Prêt
à Taux Zéro, P.A.S….)
accessibles aux foyers aux revenus modestes
•
Des taux historiquement
faibles
•
Des durées de
crédit plus longues permettant d’emprunter
plus
•
Des prêts accordés même
avec un faible apport
•
Un marché tenu par une demande
élevée
•
Garantir un capital à ses proches
en cas de décès
|
•
Bénéficier d’un loyer
extrêmement faible (en profiter pour
épargner) ou d’un logement
social
•
Aucun apport personnel
•
Situation professionnelle instable (période
d’essai, CDD…)
•
Situation personnelle instable (divorce)
•
Déménagement et/ou mutation
envisagé(s) à très
court terme
•
Un endettement déjà lourd
|
|
Conclusion
: À long terme (plus de 8 ans), il est préférable
d’acheter votre logement, afin de vous constituer
un patrimoine, sachant que les conditions actuelles
de crédits sont extrêmement favorables
aux emprunteurs.
Etat
des lieux du marché
Les prix au m2 ne cessent
de grimper :
L'achat de sa résidence principale est une
décision souvent difficile à prendre
au regard des montants engagés. D’autant
plus qu’au regard des études réalisées
par les professionnels, les prix ne cessent d’augmenter.
En
Ile-de-France : selon les indices Notaires-INSEE portant
sur les appartements anciens, la progression des prix
s’est poursuivie au 1er trimestre 2005 : + 3
% à Paris, + 4 % en Petite Couronne et + 3,3
% en Grande Couronne. Ces évolutions trimestrielles
se retrouvent dans les variations annuelles des prix
: en moyenne, 4 745 €/m² à Paris
(+ 14,5 %), 3 570 €/m² dans les Hauts-de-Seine
(+ 14,5 %), 2 078 €/m² en Seine-Saint-Denis
(+ 20,3 %) et 2 862 euros/m² dans le Val-de-Marne
(+ 17,5 %). Une même tendance est observée
en Grande Couronne (+ 17,3 %), où les prix
augmentent plus vite qu'à Paris et en Petite
Couronne, pour franchir la barre des 20 % en Essonne
et dans le Val d'Oise !
En
province : toujours selon les statistiques des notaires,
les régions où l’on note les plus
fortes hausses sont les Alpes, le Centre et, surtout,
le Sud-Ouest. Dans cette dernière région,
les profondes mutations résultant, entre autres,
des grands travaux réalisés dans l’agglomération
bordelaise sont, sans doute, à l’origine
de l’élévation des prix constatée
en 2003 et 2004. La hausse des prix est sensible pour
les appartements puisque le taux de croissance annuel
moyen a atteint 22,6 % en 2003 et 21,2 % en 2004.
Pour les maisons, ce taux s’est élevé
à 17,6 % en 2003 et 12,9 % en 2004. Dans les
Alpes et le Centre, le taux de croissance pour les
appartements a été de 20,6 % en 2003
et de 19,4 % en 2004. Pour les maisons, ce taux est
de 12,1 % en 2003 et 11,6 % en 2004.
Les prix grimpent donc partout, notamment dans les
capitales régionales, même si ceux de
la province restent le plus souvent très en
deçà de ceux de l’Ile-de-France.

Les loyers progressent toujours
:
Parallèlement à la hausse des prix,
les loyers ont eu aussi flambé et sont d’ailleurs
de plus en plus chers. D’une part, pour les
locataires en place, l’indice du coût
de la construction a progressé, selon l’INSEE,
de 4,83 % au premier trimestre de l'année,
en « moyenne associée », c'est-à-dire
la moyenne des quatre derniers trimestres. Globalement,
l’augmentation frôle environ les 10 %
sur trois ans !

D’autre part, à la relocation, les prix
demeurent élevés. Cependant, selon les
derniers chiffres publiés par le réseau
Century 21, la flambée des loyers semble stoppée.
|
LES
LOYERS PAR TYPE D’APPARTEMENT (SOURCE
CENTURY 21)
|
|
TYPE |
France Entière |
Ile de France |
Paris |
|
|
juin
2005 |
écart
% |
juin
2005 |
écart
% |
juin
2005 |
écart
% |
|
Studio |
418 € |
5,03% |
503 € |
3,07% |
521 € |
-2,43% |
|
2 pièces |
521 € |
7,20% |
694 € |
3,74% |
782 € |
-0,13% |
|
3 pièces |
598 € |
1,53% |
832 € |
6,26% |
912 € |
-4,40% |
|
4 pièces |
712 € |
-0,14% |
1 166 € |
4,67% |
|
|
|
5 pièces |
908 € |
-1,09%
|
|
|
|
|
|
En moyenne générale tous types de logements
confondus par rapport à la même époque
en 2004, les loyers de relocation régressent
à Paris de 1,56% et en Province, (- 1,09 %
pour les appartements et -2,37 % pour les maisons).
Mais ils progressent encore en Ile-de-France hors
Paris de 2,64 % pour les appartements et même
flambent pour les maisons avec + 8,11 %. Tout dépend
cependant du type de logement : sauf à Paris
où ils baissent, les studios, 2 et 3 pièces
résistent plutôt bien.
En revanche, selon une étude de la Confédération
nationale des administrateurs de biens (CNAB), les
loyers du secteur privé auraient progressé
de 4,8 % au deuxième trimestre 2005. Et sur
l’ensemble de l’année, la CNAB
table sur une augmentation de 6,2 %, après
une hausse de 4,2 % en 2004, après une progression
de 1,6 % en 2003 et de 9,1 % en 2002.
Au deuxième trimestre, le loyer moyen s'établit
à 19,5 euros au mètre carré sur
Paris, contre 9,4 €/m2 sur Lyon, 10,7 €/m2
sur Lille et 11,1 €/m2 sur Marseille. Ce sont
les loyers des studios qui augmentent le plus (+ 6,2
% à 22,2 €/m2), mais aussi des appartements
de cinq pièces et plus (+ 5,5 % à 18,8
€/m2). En revanche, la hausse est moins marquée
pour les trois pièces (+ 3,1 % à 17,5
€/m2) et pour les quatre pièces (+ 3,9
% à 17,9 €/m2).
De toute façon, que l’on soit dans le
cadre d’une baisse légère, ou
d’un phénomène de stabilisation,
les prix des locations se sont pour l’instant
fixés à un niveau élevé,
équivalent rapidement à des mensualités
de remboursement de crédit. La location recèle
cependant certains avantages si :
vous payez un loyer extrêmement faible (HLM,
loi de 1948…) ;
vous ne disposez d’aucun apport personnel, y
compris pour faire face aux frais de notaire ou de
garantie ;
votre
situation professionnelle n’est pas encore stabilisée
et/ou vos revenus sont aléatoires ;
vous
envisagez de déménager à très
court terme.
La France manque de logements
:
Selon un scénario élaboré en
2002 par l’INSEE, le nombre de ménages
augmenterait de 228 000 par an en moyenne de 2000
à 2010. Compte de tenu de l’évolution
des résidences principales et des logements
vacants au sein du parc de logements, pour satisfaire
la demande potentielle de logements correspondante,
il faudrait construire 320 000 logements de 2000 à
2004 et 290 000 de 2005 à 2009. Certes, en
2004, le logement neuf a connu sa meilleure année
depuis deux décennies, avec 363 400 logements
mis en chantier ! Suffisant à priori ? Non
semble-t-il, car en fait, la population française,
et par conséquent le nombre de ménages,
a augmenté plus que prévu ! Les projections
en matière de logements doivent donc être
revues à la hausse, soit une demande constante
qui devrait continuer à maintenir les prix
de l’immobilier, voire continuer à les
faire grimper.

Prêts
longue durée et taux faibles, ou comment les
banques facilitent l’accession à la propriété
Des emprunts à des taux
historiquement bas :
Le taux d’intérêt à long
terme (10 ans) des marchés financiers, utilisé
comme référence pour les crédits
immobiliers, reste à un niveau exceptionnellement
bas, se situant à 3,26 % au 11 juillet 2005.
Il reste nettement en dessous des précédents
records historiques de 3,34 % en mai 2005 et de 3,55
% en juin 2003. En conséquence, les taux des
crédits immobiliers se situent à des
niveaux exceptionnellement favorables. Le taux fixe
excellent à 15 ans se situe actuellement à
3,30 %, en baisse de 0,35 % par rapport au début
d’année 2005. Les taux des crédits
immobilier ne devraient retrouver des niveaux plus
proches de leur moyenne historique (environ 5 % pour
un prêt à 15 ans) qu'à partir
de la fin de l'année 2006. On devrait donc
continuer d’observer des taux de crédits
immobiliers extrêmement bas jusqu’en fin
d’année 2005 (sans doute moins de 3,90
% pour le taux fixe à 15 ans). Les taux d’intérêt
devraient rester extrêmement favorables aux
emprunteurs pendant les prochains mois.

Des durées de plus en
plus longues :
En raison de l'augmentation des prix, la durée
moyenne d'un emprunt immobilier est passée
de 15 à 18 ans. D’ailleurs, selon le
dernier bulletin de la Banque de France, 2004 est
un cru historique ! Les ménages français
se sont vus consentir 113 milliards d’euros
de crédits immobiliers, en augmentation de
18 % après 22 % en 2003. Les banques n'hésitent
plus aujourd'hui à proposer des crédits
immobiliers sur 25, voire 30 ans. Cela permet soit
d'emprunter plus, soit de diminuer le montant des
mensualités, le remboursement étant
réparti sur une plus longue durée. De
plus en plus de foyers, notamment les jeunes ménages,
accèdent ainsi plus rapidement à la
propriété.
Abaisser
le montant de vos mensualités :
Exemple
: Pour votre emprunt de 150 000 € sur 15 ans
au taux de 3,81 % assurance incluse :
Le
montant de vos mensualités s'élève
à 1 114 €.
Taux
utilisé : 3,45 % + assurance. : 0,36 %.
Le
coût total de votre crédit sera de 50
456 €.
Le tableau suivant présente les mensualités
et le coût total pour votre emprunt de 150 000
€ sur différentes durées de prêt.
|
Durée
du prêt
|
Taux
utilisés
|
Mensualités
|
Coût
du crédit |
|
10 ans |
3,20 % |
1507 € |
30 876 €
|
|
15 ans |
3,45 % |
1114 € |
50 456 € |
|
20 ans |
3,70 % |
930 € |
73 304 € |
|
25 ans |
3,85 % |
824 € |
97 315 € |
|
30 ans |
3,85 % |
748
€ |
119
356 € |
|
Attention : plus la durée d’emprunt s’allonge,
plus vos mensualités seront faibles pour un
même montant emprunté, mais le coût
du crédit s’alourdit de plus en plus.
Allonger
la durée du crédit pour emprunter plus
:
Exemple
: Pour vos mensualités de 800 € sur 15
ans au taux de 3,81% assurance incluse :
Le
montant de votre prêt s'élève
à 107 754 €.
Taux
utilisé : 3,45% + assurance : 0,36%.
Le
coût total de votre crédit sera de 36
246 €.
Le tableau suivant présente le montant et le
coût total pour vos mensualités de 800
€ sur différentes durées de prêt.
|
Durée
du prêt |
Taux
utilisés |
Montant
|
Coût
du crédit |
|
10 ans |
3,20 % |
79 613 € |
16 387 €
|
|
15 ans |
3,45 % |
107 754 € |
36 246 € |
|
20 ans |
3,70 % |
128 972 € |
63 028 € |
|
25 ans |
3,85 % |
145 563 € |
94 437 € |
|
30 ans |
3,85 % |
160
382 € |
127
618 € |
|
Attention : plus la durée de l’emprunt
s’allonge, plus le coût du crédit
s’alourdit pour une même mensualité
car le taux augmente avec la durée.
Effectuer
la comparaison entre l’achat et la location
Afin
de consolider votre projet, vous pouvez faire une
comparaison grâce à nos calculatrices
financières : Cliquez
ici
La
calculette « acheter ou louer » vous permet
d’envisager votre projet immobilier dans sa
globalité. Pour l’achat, il faut pendre
en compte : le montant de l’achat envisagé,
les frais de notaire et de garantie, le coût
de travaux éventuels, les différentes
taxes et charges, et le coût de l’emprunt.
Pour la location, la liste comporte les loyers, la
taxe d’habitation et les charges. Afin de mettre
en situation votre projet, il est possible d’envisager
une situation de plus-value ou non en cas de revente
au terme de l’emprunt, comparée à
la mise en place d’une épargne. La comparaison
finale vous aidera à prendre votre décision.
Exemple : Témoignage
(habiter
au Mans et travailler à Paris, un choix financier
et de cadre de vie)
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