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Nouvelles des taux au 04 juillet 2008

Le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) des marchés financiers, utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, s’établit à 4,86 % au 3 juillet 2008, bien au dessus de son niveau de début d'année (4,45 % au 2 janvier 2008). Il a fortement augmenté (+ 0,70 %) depuis le début du deuxième trimestre (4,16 % au 1er avril 2008) en raison d'une hausse des anticipations d'inflation.

Compte tenu du ralentissement de l’économie mondiale, de la politique monétaire des banques centrales et des mauvaises performances des marchés boursiers, le taux à long terme devrait rester proche de 4,80 % pour les prochains mois.

Les taux des prêts immobiliers ont augmenté de 0,10 % au mois de juillet 2008 par rapport au mois précédent. Le taux fixe hors assurance d’un excellent dossier sur 25 ans se situe actuellement à 4,90 %. La hausse des taux d’intérêt à long terme des marchés financiers se répercute sur les taux des prêts immobiliers qui devraient augmenter de 0,20 % d'ici la fin de l'année. Pour votre achat immobilier, n'oubliez pas que vous allez profiter de la mesure de déduction des intérêts d'emprunt qui représente environ 4 % de la valeur du bien !

Analyse économique

L'évolution du taux à long terme des marchés financiers est liée à plusieurs facteurs principaux :

Nouvelles des taux record d'inflation dans la zone euro, à 4 % en juin : l'inflation poursuit sa progression, s'inscrivant à 4 % en juin 2008, son plus haut niveau historique depuis mai 92. L'accélération de l'inflation est alimentée par la hausse du prix du pétrole qui a atteint un niveau historique de 145,35 dollars le 4 juillet 2008. En France, l'inflation s'est inscrite à 3,3 % en avril 2008, son plus haut niveau depuis juillet 1991. Compte tenu de l'évolution du cours du baril de pétrole, l'inflation devrait se maintenir autour de 4 % jusqu'à la fin de l'année 2008. Le 28 avril, la Commission européenne a revu ses prévisions d'inflation en 2008 à la hausse, à 3,2 % (contre 2,6 % auparavent). Le niveau élevé d'inflation a pour conséquence un resserrement de la politique monétaire de la BCE;

Nouvelles des taux la BCE adopte une politique monétaire plus restrictive, augmentant son taux d'intérêt de 0,25 %  : conformément aux attentes des marchés financiers, la Banque centrale européenne a décidé, le 3 juillet 2008, de relever son taux d’intérêt de 0,25 % à 4,25 %. Elle entend ainsi ancrer les anticipations d'inflation en hausse dans la zone euro. Le taux d'intérêt de la BCE était fixé à 4 % depuis juin 2007. Malgré le ralentissement économique mondial lié à la crise des marchés immobilier et financier, la BCE considère que les fondamentaux économiques dans la zone euro restent sains et que la principale menace reste une inflation très élevée. Elle a relevé ses prévisions de l'activité dans la zone euro pour les ramener à 1,8 % en 2008 (contre 1,7 % précédemment). Les prévisions d'inflation ont également été revues à la hausse, passant de 2,9 % (prévisions du mois de mars 2008) à 3,4 % pour 2008 et de 2,1 % à 2,4 % pour 2009 (soit un taux d’inflation dépassant, pendant deux ans, le seuil objectif de 2 % fixé par la Banque Centrale ). Le président de la BCE , est préoccupé par les effets indirects de l’inflation sur les salaires. Il appelle les gouvernements européens à mettre tout en œuvre pour éviter une spirale inflationniste du côté des salaires. De nombreux analystes anticipent désormais une nouvelle  hausse du taux d'intérêt (+0,25 %) en 2008. Nous pensons que la BCE pourrait à nouveau augmenter son taux de 0,25 % dès  septembre 2008, pour le  ramener à 4,50 %;

Nouvelles des taux la Réserve fédérale américaine marque une pause dans le cycle d'assouplissement monétaire, laissant son taux inchangé à 2 %  : conformément aux anticipations des marchés financiers, la Fed a décidé d'interrompre sa politique monétaire accomodante entamée depuis septembre 2007. Lors de sa réunion du 26 Juin 2008, elle a maintenu son taux d'intérêt à 2 %. Depuis septembre 2007, la Fed a baissé son taux de 3,25 % pour faire face à la contraction de l'activité aux Etats-Unis. La Fed est désormais plus préoccupée par l'inflation que par l'activité économique. Elle souligne, dans son communiqué du 26 juin, la poursuite de la croissance de l'activité et met met l'accent sur le niveau élevée de certains indicateurs d'anticipations inflationnistes. Il faut rappeler que les prix à la consommation se sont accrus de 4,2 % en mai contre 3,9 % en avril (au dessus du seuil de 2 % fixé par la Fed).  En insistant sur les tensions inflationnistes, la Fed ouvre la porte à une hausse de taux même si les marchés restent incertains sur le moment où elle interviendra.

Nouvelles des taux fort rebond de la consommation des ménages et climat des affaires stable en France : sur un mois, les dépenses des ménages français ont augmenté de 2 % en mai 2008 (contre 0,9 % en avril). La consommation des ménages enregistre son plus fort rebond mensuel depuis janvier 2004. Sur un an, les ménages ont augmenté leurs dépenses de 3,1 % en mai 2008 contre seulement 0,2 % en avril. Mais compte tenu des baisses des dépenses des ménages et de l'éffendrement de leur moral depuis le début de l'année, la consommation ne devrait pas significativement contribuer à la croissance économique.

Après un net repli de 4 points en mai 2008, le climat des affaires est resté stable en juin, à 102 points. Il demeure ainsi à son plus bas niveau depuis décembre 2005. La perspective d'une hausse de taux par la BCE, la demande intérieure et la dégradation de l'activité économique mondiale constituent les principales inquiétudes des chefs d'entreprises.

Nouvelles des taux taux de chômage inchangé dans la zone euro et en baisse en France : il s'est établi à 7,1 % en avril 2008 dans la zone euro, stable par rapport au mois précédent. Au sens du BIT, le chômage continue de baisser en France, à 7,2 % au premier trimestre 2008 contre 7,4 % le trimestre dernier. Il s'inscrit à son plus bas niveau depuis 25 ans. Le nombre de chômeurs est ainsi passé de 2 077 000 à 2 000 000. La baisse du chômage enlève un argument de pression des gourverments sur la BCE pour une baisse de ses taux d'intérêt. Elle constitue un facteur qui milite en faveur d'une hausse des taux;

Nouvelles des taux la confiance des ménages continue de s'éroder en France et aux Etats-Unis : le moral des ménages français poursuit sa chute libre entamée depuis un an (- 13 en juin 2007) . L'indicateur de l'INSEE mesurant la confiance des ménages en France a atteint - 46 points en juin 2008, perdant 4 points par rapport au mois dernier (-41 points en avril 2008). Il s'incrit ainsi à son plus faible niveau jamais enregistré (depuis la mise en place de l'enquête en 1987). Les ménages français sont principalement préoccupés par la baisse de leur pouvoir d'achat liée à l'accélération de l'inflation et dans une moindre mesure par le chômage. La baisse spectaculaire de l'indice de la confiance en France (record historique de - 32 points sur un an) risque de peser lourdement sur la consommation, principal moteur de la croissance en France (60 % du PIB). Pour la première fois depuis 10 ans, la croissance de la consomation en France pourrait s'afficher en dessous de 2 %. L'érosion de la confiance des ménages pourrait ralentir considérablement l'économie dans la zone euro et entraîner une baisse des taux d'intérêt.

Aux Etats-Unis, la confiance des ménages continue également de dégringoler sous l'effet de la mauvaise conjoncture économique. L'indice du conférence board est en baisse pour le sixième mois consécutif (- 36,9 points depuis le début de l'année), s'incrivant à 50,4 points en juin 2008 contre 58,1 points en mai. Il enregistre son plus bas niveau depuis 1992. L'indice du Michigan confirme également la chute du moral des ménages américains. Il s'établit à un niveau historiquement bas (depuis 1980), à 56,7 points en juin 2008 contre 59,8 points en mai. Les ménages américains sont tourmentés par la crise immobilière, l'inflation et l'évolution du chômage. La baisse persistante de la confiance des ménages depuis l'été dernier traduit une détérioration de l'économie américaine et devrait encore plus peser sur l'activité dans les mois à venir;

Nouvelles des taux l'activité économique s'essouffle dans la zone euro : la zone euro a enregistré une croissance du PIB de 0,8 % au premier trimestre 2008 (0,5 % attendu) contre 0,4 % au quatrième trimestre 2007. La forte progression de l'activité dans la zone euro a été principalement tirée par les performances de l'économie allemande qui s'est accrue de 1,5 % au premier trimestre 2008. Cependant, comme le témoignent les principaux indicateurs avancés d'activité, les perspectives de croissance sont moins encourageantes. L'accélération de l'inflation, l'euro fort et la crise financière affectent de plus en plus l'activité économique européenne. En mai 2008, l'indicateur du sentiment économique se stabilise à son plus bas niveau depuis août 2005, à 97,1 points, après une détérioration en avril (97,1 points contre 99,6 point en mars 2008). Le niveau très bas de la confiance (indicateur du climat économique) dans la zone euro confirme une phase de ralentissement de l'économie européenne. Pour la première fois depuis environ trois ans, l'indice PMI, indiquant l'évolution de l'activité et celle de la confiance des entreprises dans la zone euro, est passé sous le seuil de 50. Il s'inscrit à 49,1 en juin 2008 contre 50,6 en mai, annonçant ainsi une contraction de l'activité. Les ventes de détail ont diminué de 2,9 % sur un an dans la zone euro en avril et de 0,6 % sur un mois (contre -0,9 % en mars 2008).

En France, le PMI pour les services s'incrit pour la première fois en cinq ans en dessous de 50, à 49,2 en juin 2008 contre 50,5 en mai. Le moral des industriel français a connu une chute soudaine en mai pour s'établir à son plus bas niveau depuis décembre 2005. En Allemagne, les commandes adressées au secteur manufacturier ont baissé de 1,8 % en avril contre -0,5 % le mois précédent. Le ralentissement de l'activité se confirme également en Espagne avec une production industrielle en baisse de 2,6 % en mars 2008, un taux de chômage qui a progressé de 15,6 % en avril 2008 (+37 600 chômeurs en avril), une accélération de l'inflation à 4,7 % et une chute des vente de détail de 3,4 % en mai 2008. Le repli de l'activité dans la zone euro devrait entraîner une baisse des taux;

Nouvelles des taux resserrement des conditions du crédit en France et dans la zone euro : les difficultés de refinancement auxquelles font face les banques sur les marchés du crédit et monétaires les contraignent à revoir leur politique de distribution du crédit. Pour le deuxième trimestre consécutif, les enquêtes de la Banque de France et de la BCE (publiées le 9 mai 2008) font ressortir un resserrement assez marqué des conditions de crédit aux entreprises, avec pour conséquence une baisse de la demande de nouveaux crédit. Le durcissement des critères d'octroi de crédit aux entreprises combiné à la baisse de la demande des ménage et à l'appréciation de l'euro devrait conduire à un ralentissement de l'activité économique dans la zone euro. La BCE pourrait être amenée à baisser son taux directeur au second semestre 2008;

Nouvelles des taux les performances des marchés boursiers : le CAC 40 s'affiche en dessous de la barre des 4 400 points, à 4 344 points au 3 juillet 2008. Sur une semaine, l'indice a perdu 1,2 % (4 397 points au 27 juin 2008) sous l'effet des inquiétudes liées à l'inflation dans la zone euro. Il se situe toujours en dessous de sa performance de début d’année, en baisse de 21,72 % (5 550 points au 2 janvier 2008). L’indice a perdu 28,44 % de sa valeur sur l’année (6 071 points au 3 juillet 2007). Sur le long terme, le CAC 40 se situe à un niveau inférieur de 37 % par rapport à son niveau le plus élevé de 6 935 points en septembre 2000. Les marchés boursiers restent extrêmement volatiles. Ceci incite les investisseurs à revenir vers les instruments de taux d’intérêt (obligations) en délaissant les marchés actions. Les taux d’intérêt sont ainsi influencés à la baisse. L’évolution des marchés boursiers constitue un facteur prédominant qui oriente les taux d’intérêt à la baisse;

Nouvelles des taux une conjoncture économique contrastée aux Etats-Unis : avec un niveau de croissance proche de zéro pendant les deux derniers trimestres, les Etats-Unis devraient connaître, à nouveau,  une très faible progression de l'activité au deuxième trimestre 2008. Mais comme le suggèrent les données conjoncturelles récentes, le ralentissement économique devrait être moins forte que prévue. Sur un mois, les ventes de détail ont fortement progressé de 1 % en mai 2008 (contre + 0,5 % en avril 2008). Sur un an, elles ont connu une progession significative de 3,9 % en mai 2008, contre 0,2 % le mois précédent. Hors automobiles, les ventes de détail ont progressé de 7,9 % sur un an (contre 1,2 % en avril).

L'offre confirme des signes d'essoufflement, avec une production industrielle en repli de 0,2 % en mai 2008 contre - 0,7 % en avril 2008 (-3,2 % sur un an en mai contre - 2,8 % en avril). L'activité dans le secteur non manufacturier a chuté en juin 2008, s'inscrivant à 48,2 (contre 51,7 points en mai), en dessous du seuil critique des 50 points. L'indice ISM montre cependant une légère amélioration du climat des affaires dans le secteur manufacturier, avec un indice s'établissant à 50,2 en juin 2008 contre à 49,6 points en  mai. L'enquête de la Fed sur les conditions d'octroi du crédit par les banques montre que ces dernières continuaient à durcir l'offre de crédit de façon accentuée. Ce qui est de nature à faire peser sur l'économie des risques baissiers de plus en plus accrus. Après une baisse en mars et avril (respectivement -0,2 % et -1%), les commandes de biens durables sont restées stables en mai 2008. Sur un trimestre, elles ont baissé de 6,6 % en mai contre 4,7 % en avril. Ces chiffres laissent présager une activité économique en repli.

Pour le sixième mois consécutif, l'économie américaine affiche des suppressions d'emplois, signe d'un fort ralentissement économique. Le marché du travail s'est encore fortement dégradé en juin 2008 avec 62 0000 suppressions d'emplois contre 62 000 le mois dernier. Le taux de chômage est resté stable en juin 2008, à 5,5 % (au plus haut depuis 4 ans). L'annonce de statistiques économique légèrement moins graves que prévues et les perspectives d'inflation aux Etats-Unis sont de nature à inciter la Fed à poursuivre une pause dans sa politique monétaire jusqu'en fin d'année 2008;

Nouvelles des taux le marché immobilier américain : il se trouve toujours en difficulté malgré des statistiques meilleures que prévues. Les ventes de logements neufs ont augmenté de 3,3 % en avril après un net repli de 11 % en mars 2008. Sur un an, les cessions de logement neufs ont baissé de 42 % en avril 2008 contre 38,2 % en mars 2008. Elles avaient atteint leur niveau le plus bas depuis 13 ans (février 1995) le mois dernier, à 509 000 unités en rythme annuel. Malgré un léger ralentissement de la chute des vente de logements anciens (- 1 % sur un mois en avril contre 1,8 % en mars), le marché se trouve toujours en crise (-17,5 % sur un an en avril contre -19,1 % en mars et 23,8 % en février). Les ventes de maisons en cours ont chuté de 1,9 % en février 2008 (- 1 % attendu) contre + 0,3 % en janvier. La construction se reste dans la tourmente. Les mises en chantier ont régressé de 3,3 % en mai 2008 après avoir progressé de 8,2 % en avril 2008. Elles s'inscrivent à leur plus bas record de décembre 2008. Le nombre de permis de construire a baissé de 1,3 % en mai 2008 contre une hausse de 4,9 % le mois dernier. Les prix de l’immobilier ont globalement baissé d’environ 10 % en rythme annualisé. Ils ont chuté de 14,8 % par rapport à leur plus haut point de juillet 2006. Les particuliers utilisent la valeur de leur bien immobilier comme source de financement pour leur consommation, et cette source de financement (à l’exception des lignes de crédit déjà accordées mais non utilisées) va être amenée à baisser. La baisse actuelle des prix de l’immobilier pénalise la consommation (qui représente environ 70 % de l’économie américaine). La valeur de l’immobilier joue également un rôle significatif dans la confiance des ménages américains, qui en sera affectée.La chute des prix va impacter encore plus le moral des ménages ainsi que leur richesse et leur solvabilité. Ils devront alors réduire leur dépenses pénalisant ainsi la consommation et la croissance. L'indice de confiance de la NAHB annoncé à 18 points en juin contre 19 points au le mois dernier, indique un recul encore plus marqué de la construction dans le futur;

Nos prévisions de taux d’intérêt pour l’année 2008

Nous prévoyons que les taux d’intérêt à long terme devraient terminer l'année à 4,80 % environ. Trois facteurs nous conduisent à ces prévisions :

Nouvelles des taux la pause adoptée par la Fed dans sa politique monétaire après plusieurs baisses des taux d'intérêt. Elle devrait poursuivre son statu quo monétaire d'ici la fin de l'année. 

Nouvelles des taux la fermeté de la Banque centrale européenne vis-à-vis de l'inflation dans la zone euro. La BCE devrait à nouveau augmenter son taux d'intérêt de 0,25 % en septembre afin d'éviter que les anticipations sur l'inflation ne s'envolent. La BCE entend tout mettre en oeuvre pour ramener l'inflation à un niveau proche de sa cible (2 %).

Nouvelles des taux les marchés boursiers ne devraient pas connaître de reprise sensible durant 2008 et restent soumis à des risques de volatilité. Les investisseurs continueront donc à privilégier les obligations.

Après la hausse des taux très importante au cours des années 2006 et 2007, leur niveau actuel reste favorable pour tous les emprunteurs qui pourront emprunter à des taux relativement bas.

Les taux d’intérêt ont évolué de la manière suivante au 27 juin 2008

Nouvelles des taux le taux à 3 mois est en légère hausse de 0,02 % sur une semaine, à 4,96 % au 3 juillet 2008. Il se situe à son plus haut point depuis le début de la crise financière (Août 2007);

Nouvelles des taux le taux à 1 an est en hausse sur une semaine, à 5,43 % au 3 juillet 2008 contre 5,34 % au 27 juin 2008. Il a atteint 5,44 % au 13 juin 2008, son plus haut niveau depuis le début de la crise financière (Août 2007);

Nouvelles des taux le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) s'établit à 4,86 % au 3 juillet 2008, au même niveau que la semaine dernière (son record depuis la crise financière). Il se situait à 4,45 % en début d'année 2008 et était monté jusqu’à 4,70 % en juillet 2007;

On notera que les taux d’intérêt américains confirment leur tendance à la baisse

Nouvelles des tauxle taux d’intérêt à 10 ans s’établit à 3,99 au 3 juillet 2008 contre 4,12 % au 25 juin 2008 ,

Nouvelles des tauxle taux à 30 ans se situe à 4,51 % au 3 juillet 2008 contre 4,65 % au 25 juin 2008,
On note que les taux d’intérêt à long terme aux Etats-Unis ont connu une baisse spectaculaire depuis quelques mois : en juin 2007, le taux à 10 ans se situait à 5,20 % et le taux à 30 ans se situait à 5,32 %, soit des baisses respectives de 1,21 % et de 0,81 %.

Comme pour les marchés financiers européens, ces baisses des taux à long terme sont liées à des perspectives de croissance économique beaucoup moins fortes, à la crise de liquidité des marchés interbancaires et à la mauvaise performance des marchés boursiers.

Nos prévisions et conseils utiles :

Les taux d'intérêt à long terme de la zone euro devraient rester bas jusqu’en fin d’année 2008. Ils pourraient monter progressivement, mais dans de faibles proportions en 2009, en raison de la politique monétaire de la BCE qui vise à combattre l’inflation et de la crise financière qui pousse les investisseurs à privilégier la sécurité des investissements à long terme.

Dans votre décision d’emprunt, trois remarques très importantes doivent être prises en compte :

Banque Centrale Européenne

on devrait continuer d'observer des taux d’intérêt de crédits immobiliers bas jusqu’en fin d’année 2008. Les taux d'intérêt devraient ainsi rester très favorables aux emprunteurs ;

Banque Centrale Européennesi vous choisissez un prêt à taux révisable, il est extrêmement important de prendre un taux capé (limité à la hausse) car la hausse actuelle des taux d'intérêt à court terme se répercutera mécaniquement à l'avenir sur les taux pratiqués. L’importante progression des taux d'intérêt à 1 an depuis le début de l’année 2006 (de 2,75 % à 4,60 %, soit une hausse de + 1,85 %) a déjà conduit à une très forte hausse des taux des prêts à taux révisable ;

Banque Centrale Européenne
Si vous avez un prêt à taux révisable en cours, dont le taux est supérieur à 5,80 %, vous pouvez envisager de le racheter pour le convertir en taux fixe: il est possible en effet que les taux à court terme restent élevés pendant plus de deux ans et vous pourrez alors profiter de la sécurité d’un prêt à taux fixe pour votre budget.

 
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